Rencontre avec l’artiste Malory
© Claire Laffut
Malory est un de ces artistes qui peuvent nous rendre la vie plus légère !
Avec sa première mixtape Métropole Blues (sortie le 24 janvier 2020), il nous a fait voyager entre ses paysages rétro, futuristes, urbains, funk et tropicaux. À l’occasion de la sortie du clip en 3D pour le titre Margiela Fantôme que vous avez pu découvrir dans cette critique, nous avons posé quelques questions à Malory.
Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce magnifique fantôme ?
Il représente les histoires d’amour passées dont on a du mal à se défaire et qui reviennent nous hanter dans nos moments de solitude. J’ai appelé cette chanson Margiela Fantôme, car c’est une marque portée par la fille qui m’a inspiré ce texte. C’est un clin d’œil.
Pourquoi avoir voulu faire un clip en 3D ?
Pour mettre en valeur une femme aimée qui occupe mes pensées, un peu comme un fantôme. La 3D permet d’entrer dans l’imaginaire, avec une esthétique moderne qui change un peu de ce que je fais d’habitude. J’ai eu un coup de cœur pour le travail de Samylacrapule et du coup on a décidé de collaborer sur ce titre.
Quand pourrons-nous te voir sur scène ?
Normalement, le 22 mai au 1999 à Paris et peut-être à quelques festivals cet été, selon l’évolution des mesures de sécurité, bien sûr.
Comment t’occupes-tu pendant ce confinement ?
Je lis J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian, je regarde Netflix, je prépare mon album et je fais du sport entre mes 200 thés au gingembre.
Une recommandation musicale ?
Escape from LA de The Weeknd, à écouter allongé, au calme.
Propos recueillis par Clara Smal
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